Ecriture collaborative
- Melleseraphine-net Éveiletvous
- 9 oct.
- 2 min de lecture
Et si écrire devenait une aventure partagée ?
Dans un monde où l’on valorise souvent la performance individuelle, l’écriture collective ouvre une autre voie : celle du dialogue, de l’imaginaire croisé et de la création commune. En éducation, cette démarche invite les élèves à écouter, à construire ensemble et à donner vie à des histoires qui ne pourraient exister sans la pluralité des voix.
Aujourd’hui, nous partons à la rencontre de celles et ceux qui explorent cette pratique, où chaque mot devient un fil, et chaque voix une couleur, pour tisser des récits uniques, reflets d’une véritable coopération.
Voici l'interview de SELENA D dans le cadre de la semaine de l'EDUCATION EVEIL&VOUS EDITIONS et ART-CADEMIE

Qu’est-ce qui vous semble le plus stimulant dans le fait d’écrire une histoire à
plusieurs ?
Relever le défi qui est imposé par le fait de devoir s’adapter au style des autres
auteurs ainsi qu’à l’orientation qu’ils ont donné au récit. Garder une cohérence et
laisser une ouverture pour le suivant.
En quoi ce type d’écriture permet-il d’oser davantage que dans une écriture
individuelle ?
Pour moi c’est le fait que les contributions des autres participants peuvent
m’emmener dans des voies, des styles parfois très différents de ce que j’écris
habituellement
Avez-vous déjà eu la surprise d’une idée qui n’aurait pas émergé seul(e) mais
seulement grâce au groupe ?
Quand j’ai participé au cadavre du petit sorcier, j’avais de mon côté construit une
histoire avec le challenge récréature dont il est issu. J’avais donc une histoire en tête
que j’ai complètement abandonné et utilisé mes phrases tout à fait différemment.
Quels obstacles peut-on rencontrer dans un exercice d’écriture collaborative ?
Ne pas trouver « l’idée » qui permet d’avancer dans le récit dans la direction qu’il a
prise. Ne pas voir où aller pour compléter ce qui a déjà été écrit. Continuer une
histoire quand l’auteur précédent n’a pas laissé d’ouverture pour la suite. Se laisser
emporter par une idée qui aboutit à une impasse ou qui induit un manque de
cohérence pour la suite.
Est-ce parfois frustrant de ne pas pouvoir contrôler l’histoire ou la fin ?
Oui. J’ai eu la chance de me trouver en seconde place dans le récit auquel j’ai
participé mais je pense que j’aurais eu plus de difficulté si par exemple je m’étais
retrouvée à la dernière place et conclure une histoire que je ne maîtrisais pas du
début à la fin.
Que faire si les styles d’écriture des participants sont très différents ?
Je pense qu’il faut essayer de s’y adapter ce qui représente un défi dans le défi ou
en profiter pour donner une nouvelle orientation au récit pour autant que ça reste
cohérent.
Quels apprentissages implicites les élèves développent-ils en pratiquant ce
type d’écriture ?
Apprendre à collaborer sans prendre le contrôle, s’adapter au groupe, respecter les
règles, la cohérence des idées même si ce ne sont pas les siennes, anticiper en
laissant une porte ouverte pour le suivant
Consultez également :



Commentaires